Prostitution à Kisangani, un service et un métier pour certaines filles.

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La sixième avenue axe buta en diagonale de l'église 21e CENCA jusqu'à l'axe stade à l'église ARMEE DU SALUT dans la commune de la Tshopo, devient de plus en plus un quartier la prostitution commence à prendre une allure inquiétante.

Déjà à la tombée du jour, des jeunes filles latéralement  nues arborent le long de l'avenue à ciel ouvert abordant tout passant, éventuel client.

Un reporter de Congo1tv.Org a enquêté sur cette pratique qui s'étend et s'enrancine d'avantage. 

" Ça fait deux ans que je me prostitue pour me nourrir, me vêtir, mes parents étant décédés ", témoigne une fille de 16 ans révolus qui a requis l'anonymat.

Comme stratégie pour attirer leurs clients, la plupart d'entre elles, habillées en moitiée nue avec des robes qui laissent transparaître les parties intimes et des munie jupe qui laissent trop à désirer pour avoir la clientèle.

" Parfois je rentre mains bredouilles et dans ces conditions, je diminue le prix jusqu'à 1000F alors que d'ordinaire, nous acceptons 3.000F" a-t-elle laissé entendre, très embarrasser avec des goutes de sueurs lui descendent du visage à la poitrine.

Le tout se passe en plein aire, sauf l'exécution du contrat tacite qui a lieu dans une salle d'un immeuble inachevé, sur pagne qu'étale la partenaire, sous un arbre...

Cet endroit est devenu un des plus gros centre de négoce de sexe dans la ville de Kisangani. La sixième avenue Tshopo devient ainsi l'un de quartier chaud du commerce nocturne sans oublier la quatrième Avenue Tshopo, les sites universitaires, Etc.

Des risques du métier

Certaines filles qui s'emploient à cette pratique courent plusieurs risques, en occurence, le kidnapping, la mort, l'agression, des malades sexuellement transmissibles et autres.

" Il ya des militaires, des bandits... qui couchent avec nous pour ne rien nous donner, après, ils nous menacent et nous frappent. C'est un travail difficile et dangereux", a confié une autre fille sous l'anonymat.

" Mon amie est restée infirme parce que, molestée par six hommes robustes ", renconte une autre grande fille aux yeux rouges du sommeil.

Pour la plupart des filles qui exercent ce métier, c'est la pauvreté, l'abandon ou le décès des parents qui motivent cette pratique. Mais pour les autres, c'est le chômage et un bas niveau d'études.

" Parfois je me drogue pour avoir du courage. Si Dieu me bénit, je peux avoir même six voir huit personnes, mais elles ne donnent pas le même montant", a indiqué une fille de 18 ans révolus. 

Cet système qui ne cadre ni avec les principes religieux, ni avec les us coutumes moins encore avec les lois du pays entraîne de  conséquences  potentiellement dangereuses, notamment, sociologiquement et juridique.

Des pistes de solutions pour remédier à cette situation, l'initiation de projet et mécanisme pour leurs réintégration sociales, animation des conférences sur le changement de mentalité, de formation d'auto prise en charge.

L'implication totale des acteurs sociaux de secteurs éducatifs, en occurence, l'église, la mass médias, la famille sur la sensibilisation quant à ce.

Joseph ofeleke
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