Carnet : L’infidélité dans les foyers, un casse-tête dans la vie conjugale !

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Franchement ceux qui parlent Kiswahili n'ont pas tort lorsqu'ils disent, je cite, " roho ya mutu ni fumbo", CAD le cœur de l'homme est top secret.

Tenez, le Samedi 20 Mai 2023 dans la commune Tshopo, alors que nous faisions les 100 pas avec une amie, une camarade, (ne développe pas des préjugés sur moi), question de se déstresser le week-end comme d'habitude, nous sommes surpris par un méga événement, un mouvement qui ressemble à une querelle, mieux, une bagarre sur la rue.

Un mouvement qui s'étend sur le lieu public, la route, alors qu'il est né dans un bistro, un nganda si vous voulez. Une dame, assez respectueusement habillée en deux pagnes et blouse, cheveux naturels décemment tressés, criait d'une voix pathétique et pitoyable, larmes aux yeux, sur un homme courroucé, très en colère.

Ce dernier avait l'air de quelqu'un qui défendait et protégeait une autre dame derrière lui, dame habillée elle en pantalon plus ou moins sexy, avec des courbes pas mal tracées et bien séduisantes, un blouson qui pouvait laisser voir une bonne partie de sa poitrine, bon, une tenue qui ressemble bien à une ambiance de soirée du weekend qui pourrait chuter par des lieux comme une boîte de nuit par exemple.

La pauvre dame décemment habillée en pagne disait pitoyablement en lingala, je la cite :

" solo wana, lelo owangani nga na miso ya batu?" Cad, "Je rêve ou pas, aujourd'hui tu me nies en publique !" du verbe nier.

Effectivement, l'homme qui paraît acteur principal du scandale qui crée déjà un attroupement disait aussi en lingala, je cite,

" ya yo na nga nini? nayebi yo? Si fanda na ndako okengela bana ". CAD, qu'y a t'il entre toi et moi. Reste garder les enfants à la maison".

Et à la femme trop sexy, protégée par l'acteur principal d'ajouter des ingrédients dans ce conflit lingalaphone, s’adressant à la pauvre dame qui pleurait, je cite

" oza zoba. Kolandana na mobali na ba nganda, yo mwasi mobimba"

Au fait, là c'est déjà une injure, CAD, idiote, pourquoi filer ton mari jusque dans des bistros ? A ce stade, nous nous renseignons auprès de ceux qui jouaient au sapeur-pompier dans le scandale. Il s'agit justement d'une épouse qui, en pleine filature, surprend son mari dans ses grosses aventures : il s'est tapé une dame sexy pour décorer, agrémenter et assaisonner sa soirée du weekend.

Il se régale, il vit sa vie, il savoure son ambiance, et c'est dans une position litigieuse, main dans le sac que madame son épouse l’attrape. Réaction épidermique, l'acteur du film préfère donc protéger sa chérie de la soirée et nier presque, son épouse, la mère de ses enfants.

Nous nous sommes éclipsé avant la fin du cinéma, sûrement qu’un tribunal des passants a fini par convaincre les acteurs pour mettre fin à la scène.

C'est une réalité vécue dans plusieurs foyers : l’infidélité conjugale. Si ce n'est pas le mari qui joue aux aventures d'infidélité, c'est l'épouse, et dans d'autres foyers, ce sont tous les deux. Et cela sous la bénédiction d'une ruse et une hypocrisie sans précédent.

Quelles en seraient les causes, elles diffèrent selon les cas, certes. Crise d'affection dans le foyer, mari mal soigné et non respecté au point qu'il trouve un moment de se déstresser chez les dames disponibles 24h/24, où alors une simple cupidité sexuelle, de l'homme ou de la femme.

Pour ce dernier cas, infidélité de la femme, c'est généralement une cupidité pécuniaire, CAD de l'argent. Une épouse qui envie plus que les moyens de son foyer finit par, si pas voler, alors se faire trainer comme dans la fable « le corbeau et le renard ». Aussi, d’autres multiples raisons comme la revanche, une mauvaise gestion d'une déception ou d'une colère, j'en passe.

Bon laissons cela aux chercheurs sociologues et psychologues. Du coup, les conséquences de l’infidélité sont néfastes sur la vie du couple, du foyer, voir sur la santé de l'époux, l'épouse et effet corollaires sur les enfants innocents : divorces, VIH SIDA, maladies sexuellement transmissibles, AVC, maladies cardiovasculaires causées par des chocs psychologiquement indigestes...

Et des personnes en sont mortes. Imaginez-vous lorsqu’un mari avoue en publique qu'il ne connait pas son épouse, une dame avec laquelle il passe des nuits dans un même lit jusqu'à faire plusieurs enfants avec elle ! Il oublie que son domicile est le Beach, l'aéroport. Il vagabonde, il s'envole et finit par revenir au port, par atterrir chez lui où il retrouvera la même pauvre dame. Comme cela se dit en lingala, "mobembo ya masua sukasuka se libongo".

Alors, faut-il conseiller aux épouses d'éviter la filature sur leurs époux pour s’éviter des scandales d'accrochages avec leurs semblables femmes qui tirent profit de la cupidité sexuelle des hommes, mariés ou célibataire ? Imaginez-vous à quoi ressembleraient, un duel, un combat entre une femme habillée en pagne et une femme habillée en collant. Aussi pour éviter d'aller se faire insulter par ces dames à l'injure facile qui opèrent sous leur principe « mobali ya mutu azalaka te », Cad, aucune femme n'aurait le monopole sur un homme.

Des femmes capables de qualifier facilement l'épouse légale de « zoba » CAD d'idiote ? Faut-il dire aux hommes d'apprendre à ne pas ridiculiser leurs épouses lorsqu’eux, les hommes sont pris en flagrance ? Ou alors demander aux cupides sexuelles d'arrêter leur ambiance ? Faut-il dire aux dames qui jouissent des maris d'autrui d'arrêter, alors qu'elles tirent profit de ce jeu et vivent peut-être de cela, et surtout que c’est les hommes qui cèdent à leurs séductions et leur propose des moments de déstressage si pas de folie d'amour pour ne pas dire folie de sexe ?

Franchement à ce stade, nous ne pouvons rien dire ce matin puisque le terrain devient très glissant, nous risquons, non seulement de nous attirer les ennuis de tout le monde, hommes et femmes, mariés ou pas, mais aussi nous bloquer la route et le marché des petites amours.

Après tout, toi et moi sommes des hommes comme tout le monde, on ne sait jamais. Arrêtons donc et retrouvons-nous nous Lundi prochain pour un autre numéro du carnet du reporter.

 Charles KAHONGYA

 

 


 

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