Bunia : 7 officiers FARDC dans le filet de la justice pour « Trafic d’armes et autres griefs »

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Près de 20 prévenus dont des officiers des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) poursuivis pour « trafic d’armes », «violation des consignes » ou encore « collaboration avec les groupes armés » ont comparu le mercredi 26 juillet 2023 à l’audience foraine. A la tribune officielle de Bunia, la cour militaire a procédé à l’identification et instruction des dossiers de ces prévenu.

Parmi eux, 7 officiers de l’armée, principalement des colonels. 4 policiers, tous operant à Djugu, dont le commandant PCR et celui du commissariat de la PNC Mongbwalu et 6 autres civils.

Neema Budju, cheffe du quartier Bakongolo dans la commune Mbunya, en ville de Bunia (chef-lieu de la province de l’Ituri), à la tête d’un réseau d’achat et de vente d’armes, appréhendée puis présentée au gouverneur militaire le 31 janvier 2022, est la seule femme parmi les prévenus.

Un trafic d’armes impliquant des militaires « mieux placés»

Le trafic d’armes mettant en cause des militaires des FARDC devient de plus en plus une actualité en Ituri, malgré les récents cas de condamnations et radiations.

Au moins 7 officiers de l’armée doivent se défendre pour la vente de 12 armes du type AK 47 et 9 Pkm au mouvement rebelle ADF et aux miliciens « Chini ya Tuna » opérant dans le territoire d’Irumu. La justice reproche aussi certains, d’avoir déployés, contrairement à leur règlement, des éléments dans des sites miniers à Bandengaido dans le territoire de Mambasa en janvier 2023.

Les commandants de la PNC et PCR Mongbwalu sont aussi « cuits » dans le dossier trafic d’armes. Ceux-ci auraient rencontré, de leur propre initiative à Pluto, en date du 24 mars 2023 un commandant de la milice Zaïre, une infraction qualifiée de « violation des consignes».

Bedy Nakiri Jacques est une recrue au sein de la police. Il doit justifier comment il a perdu une arme, pendant que son collègue Atiaboli Amboko, brigadier en chef, est accusé d’avoir intégré le mouvement insurrectionnel Zaïre comme « ravitailleur ».

Au prononcé du jugement, tous les prévenus reconnus coupables se verront changer de statut passant « d’un prévenu » au « condamné » avec d’éventuelles radiations de l’armée pour ce qui est des prévenus militaires. Mais ils bénéficient encore de tous les moyens pour se défendre devant la justice.

En mai 2022, pour rappel, 8 militaires FARDC dont 4 officiers et 3 civils ont été condamnés, par la cour militaire, à la peine de mort dans un dossier de vente de munitions aux groupes armés. Les militaires condamnés ont été tout simplement radiés de l’armée.

Néhémie PALUKU Nighendere
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